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La Forge
L'appprentissage
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Le Vieux Savoir.
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Geoffroy de Collonges.
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Le Maistre et l'apprenti à l'ouvrage.
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L’apprenti :
L’apprenti est un jeune garçon issu d’une famille modeste mais de bonne moralité. A l’âge de douze ans,
il est confié, par sa famille, au ''Maistre Forgeur''. Il devra faire preuve de respect et d’obéissance envers lui et aussi le cas échéant à
sa femme.
Pour ses parents, c’est un honneur et un gage de revenus pour la famille quand celui-ci travaillera car le métier de forgeurs
est très utile et très recherché à cette époque.
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L’apprentissage :
Le jeune homme recevra une éducation technique mais aussi morale. Il apprendra petit à petit la maîtrise du feu, de l’eau et
du vent, la fabrication de ses propres outils ainsi que ceux des autres corps de métier, les techniques du traçage et des développements,
l’utilisation des nombreux outils. Il développera son sens critique en même temps que l’amour et la fierté du travail bien fait.
Les obligations :
Pour prendre apprenti, il faut avoir été admis dans une jurance ou une maîtrise et donc par conséquent avoir été soi même
apprenti. Le ''Maistre'', ainsi que sa famille, devront être de bonne moralité et ne jamais fréquenter les femmes de plaisir ou les lieux de perditions.
Il en est de même pour l’apprenti.
Il doit le respect à son apprenti et ne doit jamais le prendre pour un ''larbin de basses besognes''. Il s’engage à le former,
le nourrir, l’éduquer, et le vêtir décemment.
Le Maistre, par le fait de prendre un apprenti, s’engage à lui apprendre toutes les « ficelles » du métier et ne garder aucun secret
envers lui.
En contrepartie l’apprenti devra préserver les secrets des fabrications. Un ''Maistre'' ne peut avoir plus d’un apprenti à la fois, afin de
pouvoir lui consacrer le maximum de temps pour sa formation. Cependant il pourra avoir un ou plusieurs aides, personnes formées
mais n’ayant pas encore le statut de ''Maistre'' qui leur permettrait de s’installer à leur compte.
Si l’apprenti quitte son Maistre en cours de formation, ce dernier ne peut, pendant une période d’une année, reprendre un autre
apprenti. Mais si le dit apprenti revient avant la fin de cette année, le Maistre a obligation de le reprendre afin de terminer sa formation (il en est ainsi
dans beaucoup de corps de métiers).
L’apprenti ne recevra pas de rente et n’a pas le droit de fabriquer quoi que se soit de lui-même à des fins commerciales ou
lucratives.
Fin de l’apprentissage :
En fin de formation, le prétendant devra réaliser une pièce de ses propres mains qui ''fera montre de sa maîtrise de l’art''. Celle-ci
sera présentée à des jurés et lui permettra d’adhérer à la jurance dont il dépendra toute sa vie. Si la pièce est acceptée par les jurés, il sera
reconnu forgeur mais n’aura pas le droit de prendre d’apprenti pendant une période d’au moins trois ans, afin de se confirmer comme Maistre
par la démonstration de son travail d’Aide Maistre Forgeur .
Une vie de labeur :
Jusqu’à la fin de sa vie, le forgeur ainsi formé, devra toujours être de bonne moralité et ne jamais salir l’image et l’honneur de sa
jurance ou de sa maîtrise. Toutefois, s’il vient à manquer à ces règles, il sera conduit au pilori en place public et sera ainsi exposé toute une
journée aux yeux de tous avec ses mauvaises réalisations pour que chacun sache qu’il n’a plus le droit d’exercer et qu’il a été répudié de sa
jurance ou de sa maîtrise.
Son enseigne lui sera alors retirée.
Protection sociale :
Lorsque le Forgeur décède sa femme, et ses enfants qui ne travaillent pas, sont pris en charge par la Jurance dont il dépend.
Cette "assurance" est financée par les Forgeurs en exercice.
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Bibliographie et Sites de référence :
La ferronerie d'art : Guide pratique. Ecole Atelier de Restauration Centre Historique de Léon.Edition Eyrolles. Septembre 1999
Daniel Boucard. Les outils de métiers : Jean-Cyrille Godefroy, 2002
Vivre en France au Moyen Age : Liber,novembre 1996
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